L’égo est comme un hôte qui habite chez nous depuis très très longtemps. Il a notre manière de parler, s’habille de la même façon, se coiffe de la même façon, bouge comme nous, respire comme nous… Tant et si bien qu’on croit qu’il est nous. Il nous est très difficile de le reconnaître. De le différencier de notre être sain, essentiel. Une partie du travail thérapeutique consiste à le démasquer pour ne plus en être prisonnier, pour vivre plus librement. Bien sûr nous ne l’éliminerons pas, mais nous pourrons le voir, l’écouter, identifier son langage et son discours et ne plus en être si dupe. Il est plus facile de le reconnaître, cet hôte indésirable, chez les autres. Mais chez nous c’est plus complexe !